CFA de l'académie de Versailles

Les conditions d'accès à l'apprentissage

Les jeunes de 15 ans révolus et en ayant achevé la classe de 3e peuvent être inscrits en apprentissage, sous statut scolaire, dans un centre de formation d’apprentis.
L’âge limite est fixé à 35 ans révolus pour les jeunes en contrat d’apprentissage rompu pour des raisons indépendantes de leur volonté (fermeture d’entreprise, inaptitude médicale…). Il ne doit pas s’écouler plus d’un an entre les deux contrats.

Aucune limite d’âge supérieure :   

  • Lorsque le contrat d’apprentissage est conclu par une personne reconnue travailleur handicapé ; 
  • Lorsque le contrat d’apprentissage est souscrit par une personne qui a un projet de création ou de reprise d’entreprise dont la réalisation est subordonnée à l’obtention du diplôme ou titre sanctionnant la formation poursuivie ; 
  • Lorsque le contrat d’apprentissage est souscrit par une personne inscrite en tant que sportif de haut niveau sur la liste arrêtée par le ministre chargé des Sports.

Non, il faut impérativement que l’entreprise choisisse un maître d’apprentissage et le fasse apparaitre dans le CERFA pour que le contrat puisse être déposé.

Oui c’est possible. L’apprenti signe un contrat d’apprentissage avec un seul employeur. Une convention tripartite est ensuite conclue avec une entreprise d’accueil, l’autre employeur et l’apprenti, pour permettre à ce dernier de compléter une partie de sa formation pratique dans une autre entreprise que celle qui l’emploie.
La convention tripartite annexée au contrat d’apprentissage mentionne un ensemble d’informations prévues par la réglementation.
Dès sa conclusion, la convention est adressée par l’employeur au directeur du CFA et à l’OPCO (organisme financeur).

Les aspects financiers

L'apprenti perçoit une rémunération correspondant à un pourcentage du Smic. L'apprenti préparant une licence professionnelle en 1 an bénéficie d'une rémunération correspondant à une 2ème année de contrat.

Salaire de l'apprenti au 1er janvier 2026 :

  Avant 18 ans 18-20 ans 21-25 ans 26 ans et plus
1ère année 27% du SMIC : 492,22 Euros 43% du SMIC : 783,90 Euros Salaire le plus élevé entre 53% du Smic, soit 966,21 Euros et 53% du salaire minimum conventionnel correspondant à l'emploi occupé pendant le contrat d'apprentissage. 100% du Smic. Salaire le plus élevé entre le Smic (1 823,03 Euros) et le salaire minimum conventionnel correspondant à l'emploi occupé pendant le contrat d'apprentissage.
2ème année 39% du SMIC : 710,98 Euros 51% du SMIC :  929,75 Euros Salaire le plus élevé entre 61% du Smic, soit 1 112,05 Euros et 61% du salaire minimum conventionnel correspondant à l'emploi occupé pendant le contrat d'apprentissage. 100% du Smic. Salaire le plus élevé entre le Smic (1 823,03 Euros) et le salaire minimum conventionnel correspondant à l'emploi occupé pendant le contrat d'apprentissage.
3ème année 55% du SMIC :  1 002,67 Euros 67% du SMIC : 1 221,43 Euros Salaire le plus élevé entre 78% du Smic, soit 1 421,97 Euros et 78% du salaire minimum conventionnel correspondant à l'emploi occupé pendant le contrat d'apprentissage. 100% du Smic. Salaire le plus élevé entre le Smic (1 823,03 Euros) et le salaire minimum conventionnel correspondant à l'emploi occupé pendant le contrat d'apprentissage.

Ces montants peuvent être majorés si un accord collectif applicable dans l'entreprise fixe une rémunération minimale plus élevée. Des retenues pour avantages en nature (nourriture ou logement) prévus au contrat d'apprentissage peuvent être effectuées dans la limite de 75 % du salaire.

Pour les contrats d'apprentissage conclus à compter du 8 mars 2026

Le décret du 6 mars 2026 pose les montants suivants pour l’aide exceptionnelle à l’apprentissage (cette aide n’est versée qu’au titre de la première année du contrat d’alternance) :

Niveau de diplôme Entreprise < 250 salariés Entreprise > = 250 salariés
Niveau 3 ou 4 (CAP, Bac Pro...) 5 000 € 2 000 €
Niveau 5 (BTS) 4 500 € 1 500 €
Niveau 6 ou 7 (Licence Pro, DTS, DCG, DSCG...) 2 000 € 750 €
Contrat conclu avec une personne reconnue travailleur handicapé, du niveau 3 au niveau 7 6 000 € 6 000 €


Pour les contrats d’apprentissage conclus à compter du 1ᵉʳ janvier 2026

L’aide financière de l’État est recentrée sur les dispositions prévues par le Code du travail.

  • L’aide concerne les entreprises de moins de 250 salariés.
  • Elle s’applique à l’embauche d’un apprenti préparant un diplôme ou titre professionnel jusqu’au niveau baccalauréat

Le montant de l’aide s’élève à :

  • 5 000 € maximum par contrat,
  • 6 000 € lorsque l’apprenti est en situation de handicap.

Cette aide est attribuée pour la première année d’exécution du contrat.

Pour les contrats conclus du 24 février 2025 au 31 décembre 2025

Les entreprises qui signent un contrat d’apprentissage durant cette période peuvent bénéficier d’aides différenciées en fonction de leur taille et de la situation de l’apprenti :

  • Entreprises de moins de 250 salariés : une aide pouvant aller jusqu’à 5 000 € par contrat.
  • Entreprises de 250 salariés et plus : une aide plafonnée à 2 000 € par contrat, sous réserve de l’engagement de l’entreprise à atteindre un seuil d’alternants dans ses effectifs d’ici le 31 décembre 2026.
  • Cas particulier des apprentis en situation de handicap : un montant maximum de 6 000 € est accordé, quelle que soit la taille de l’entreprise. Cette aide est cumulable avec d’autres dispositifs spécifiques dédiés aux personnes en situation de handicap.

Il est important de noter que le montant total de l’aide est proratisé si le contrat est de moins d’un an, s’il est interrompu ou si son exécution est suspendue durant la première année (par exemple en cas d’arrêt maladie ou de mobilité internationale sans rémunération).

Oui, si l’apprenti-e est logé ou nourri par l’entreprise, l’entreprise peut déduire ces frais, du salaire du contrat dans la limite de 75% et ces avantages doivent être dûment notés dans le contrat.

L’apprenti a une exonération d’impôt sur son salaire, tant qu’il reste inférieur au seuil fixé chaque année par la loi de finances (SMIC).

L’apprenti bénéficie de la même couverture sociale que l’ensemble des salariés de l’entreprise. Il est assuré social même lorsqu’il est au CFA.

L’apprenti(e) est exonéré(e) des cotisations salariales d’origine légale et conventionnelle pour la part de sa rémunération inférieure ou égale à 50% du SMIC, sauf celles liées aux accidents du travail et maladies professionnelles.

L’apprenti-e peut prétendre à des allocations d’aide au logement et à un accès privilégié aux foyers de jeunes travailleurs. Selon les régions, des aides régionales pour financer son logement, son transport, l’achat de fournitures scolaires par exemple peuvent être proposées. Le CFA lui délivre une carte étudiante qui lui permet d’accéder à certains lieux à un tarif réduit.
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Les parents reçoivent une allocation de rentrée scolaire versée pour les élèves de moins de 18 ans (sous condition de ressources) et des allocations familiales pour les parents, jusqu’aux 20 ans de l’apprenti si sa rémunération n’excède pas un plafond fixé à un pourcentage du SMIC.

L’entreprise doit mettre à disposition les équipements de protection individuelle (EPI) ou le matériel (ex ordinateur) nécessaires à l’exercice de l’activité et disposer de l’autorisation d’utilisation en cas de matériel dangereux pour les apprentis-es mineurs. Il peut y avoir des avantages en nature (repas, hébergement).

Un principe de gratuité de la formation s’applique pour l’apprenti et son représentant légal : aucune somme ne peut être demandée.
Il peut y avoir des frais annexes (exemple frais d’équipement, de transport. Des aides existent pour accompagner l’apprenti dans ces achats.
Les coûts de formation sont supportés par le CFA qui demande un financement à l’OPCO. Le CFA académique de Versailles ne facture aucun complément à l’entreprise.

En entreprise

C’est un salarié embauché à durée déterminée ou indéterminée, qui suit une formation dans un CFA et qui bénéficie des dispositions applicables à l’ensemble des salariés.

C’est un contrat de travail qui permet à un jeune de suivre une formation en alternance en entreprise et en centre de formation tout en étant rémunéré.
L’entreprise peut être publique ou privée.

Dans les 45 premiers jours, consécutifs ou non, en entreprise effectués par l’apprenti-e, le contrat d’apprentissage peut être librement rompu par l’employeur ou l’apprenti-e ou son représentant s’il est mineur.  En pratique cette période correspond à la période d’essai, et se réfère uniquement aux jours passés en entreprise.

Un dialogue doit être conduit avec le CFA, l’apprenti et la famille de celui-ci s’il est mineur pour trouver une solution. En cas de litige avéré, entre l’employeur, apprenti ou leur famille, les parties peuvent, pour résoudre leurs différends, s’adresser à un médiateur désigné par la DRIEETS (ex DIRRECTE). Retrouvez leurs coordonnées ici.

L’apprenti-e est soumis au même temps de travail que les autres salariés de l’entreprise (35 heures par semaine) et à l’horaire collectif applicable dans l’entreprise, qu’ils soient dans l’entreprise ou en CFA.

Oui, sauf dans le cas d’un apprenti mineur : il ne peut pas excéder 8h00 par jour et 35 heures par semaine.
Depuis le 1er janvier 2019, il existe des dérogations pour les apprentis mineurs notamment dans les espaces paysagers ; ils peuvent travailler dans la limite de 10 h par jour et 40 h par semaine.

Le nombre de jours de repos hebdomadaire de l’apprenti-e majeur est identique à celui des autres salariés.

La médecine du travail de l’employeur doit procéder à un suivi qui comprend une visite d’information et de prévention effectuée dans les deux mois suivant son embauche et donne lieu à la délivrance d’une attestation. Si l’apprenti est âgé de moins de 18 ans, la visite d’information et de prévention doit obligatoirement avoir lieu avant son embauche.

Oui, il bénéfice des mêmes conditions de congés qu’un salarié de l’entreprise a priori 5 semaines par an.
Il ne bénéficie plus des congés scolaires.

L'obtention du diplôme

En apprentissage, on ne parle pas de redoublement mais de prolongation du contrat, en cas d’échec à l’obtention du diplôme ou du titre professionnel.
Cette prolongation peut s’effectuer :

  • soit par prorogation du contrat initial ou de la période d’apprentissage,
  • soit par conclusion d’un nouveau contrat avec un autre employeur, quel que soit l’âge de l’apprenti.

Le salaire applicable pendant la prolongation correspond à la dernière année d’exécution du contrat précédant.

Lorsqu'un candidat échoue à l'examen et souhaite se représenter, il peut bénéficier de la conservation de certaines des notes qu'il a obtenues lors de sa première passation, et ainsi être dispensé d'être à nouveau évalué dans les enseignements concernés. Selon qu'il s'agit de notes d'épreuves terminales ou de note relevant du contrôle continu, les règles relatives à cette conservation diffèrent.

Le bénéfice porte sur une épreuve ou une unité obligatoire ou facultative.
La durée de validité d'un bénéfice d'épreuve ou d'unité est de cinq ans à compter de la date d'obtention de la note égale ou supérieure à 10.

Vous pouvez consulter la réglementation en vigueur concernant les bénéfices de notes ici https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000027865616

Les certifications préparées au sein du CFA Académique sont organisées en blocs de compétences. Un bloc de compétences est « une partie » d’une certification qui correspond à un ensemble homogène et cohérent de compétences contribuant à l’exercice autonome d’une activité professionnelle et pouvant être évaluées et validées.

Cette organisation présente deux avantages :

  • Elle permet d’accéder progressivement à une certification puisque les blocs de compétences peuvent être acquis à travers un parcours de formation, une validation des acquis de l’expérience ou la combinaison des deux.
  • Même en cas d’échec partiels aux épreuves de validation, le ou les blocs de compétences « validés » sont définitivement acquis par le candidat et n’auront pas être évalués en cas de nouvelle présentation aux épreuves. Ils constituent un acquis

Le Certificat d’Aptitude Professionnel (CAP) sera acquis avec une moyenne générale supérieure ou égale à 10/20 et une note supérieure ou égale à 10 sur l'ensemble des blocs de compétences correspondant aux épreuves d'enseignement professionnel. Le baccalauréat professionnel et le BTS sont obtenus avec une moyenne générale supérieure ou égale à 10/20 et l’ensemble des blocs de compétences sont acquis.

Dans les trois cas (CAP, bac pro, BTS), en cas de moyenne générale inférieures à 10/20, le diplôme ne sera pas obtenu, mais tout bloc de compétence bénéficiant d’une note supérieure ou égale à 10/20 est définitivement acquis.

Dans le cas des Titres professionnels, les blocs de compétences sont appelés « certificats de compétences professionnelles » (CCP). En cas de réussite partielle à l'examen d'un Titre Professionnel, les CCP obtenus par les candidats sont acquis et pourront être complétés ultérieurement par l'obtention des CCP manquants en vue de la validation totale du Titre.

Vous avez d'autres questions ? Nous sommes à votre disposition pour y répondre au 01 30 83 42 60 ou par mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. .

Retrouvez toutes les informations utiles dans le Guide pour les apprentis et futurs apprentis en Ile de France : vous y trouverez les réponses à vos questions, depuis la phase d'orientation en apprentissage jusqu'au sortir de votre cycle de formation. 

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